Articuler un réseau -
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Comment ça fonctionne ?

Tout commence au service études et prospective  qui définit les besoins, établit les parcours et les horaires pour la majorité des utilisateurs grâce à :

  • Des enquêtes dites «  Origine /Destination » qui se pratiquent auprès des utilisateurs. Celles-ci permettent d’analyser les besoins actuels et futurs des utilisateurs 
  • Des enquêtes auprès des non utilisateurs de transports en commun. (Groupes de personnes toutes catégories et tous âges confondus)
  • Mais aussi des analyses de l’offre de transport actuelle : temps de parcours, taux de charge du bus aux différentes périodes de la journée, de la semaine, de l’année…

Par où passer ?

Pour cela il faut :

Définir l’itinéraire au plus près des lieux publics, des concentrations d’habitations, et de tous les « générateurs » de trafic.

Vérifier que la chaussée accepte les véhicules de transport en commun : largeur de la route, taille des intersections, des ronds-points, implantation des mobiliers urbains…

Définir la position des arrêts : sécurité, distance entre 2 arrêts, pertinence de l’implantation.

Comment peut-on connaitre le temps de parcours ?

Le temps de parcours est le temps nécessaire pour faire le trajet d’une ligne.

C’est l’addition du temps nécessaire pour rouler entre 2 arrêts + le temps des différentes montées/descentes des passagers. Ce temps subit donc des variations liées au trafic automobile et à l’afflux des voyageurs à certaines heures.

Comment choisir la fréquence de passage des bus aux arrêts ?

Elle est définie en fonction des heures de la journée (heures de pointe et heures creuses).

La fréquence choisie est adaptée aux prévisions de personnes attendues dans les bus (la fréquentation).

Combien ça coûte ?

Pour définir le coût de production kilomètrique il faut additionner :

  • le nombre de bus nécessaires en fonction des périodes horaires de la journée ainsi que le type de bus qui sera le mieux adapté (standards ou articulés),
  • calculer le nombre de conducteurs nécessaires,
  • calculer le nombre de kilomètres à parcourir.

Enfin, il faut calculer le coût de revient du service de façon globale, mais aussi ramené au kilomètre parcouru.

Une fois le projet monté, celui-ci est livré au service Mobilité et Transport de la Communauté d’Agglomération, qui décide alors, avec les différents élus des communes du territoire, de l’offre de transport qu’elle souhaite mettre en œuvre. Ces décisions sont prises en tenant compte des différentes contraintes et des différentes solutions exposées.

Lorsque la décision est prise, en ce qui concerne le tracé de la ligne, il faut définir les horaires précis qui seront  indiqués à chaque arrêt ainsi que  sur les fiches horaires.

Le service méthode prend alors le relais, et va mettre en place le graphicage des lignes.

Quantifier le nombre passages des bus aux arrêts

Le nombre de passages nécessaires est calculé en fonction des horaires. Sont pris en compte  le nombre de voyageurs à transporter ainsi que la capacité d'emport des bus.

Définir le temps des courses 

On mesure le temps d’une course en fonction des horaires de la journée et des jours de semaine, en définissant le temps de régulation (temps destiné à absorber les aléas de parcours) en bout de ligne. Cela permet d’assurer les départs à l’heure en tenant compte des éventuels retards susceptibles de se produire. Les temps de régulation représentent environ 10% des temps de parcours.

Définir le nombre de bus nécessaires

Le nombre de bus nécessaires est calculé en fonction des temps de parcours, de régulation et du nombre de départs fixés par l’offre de transport.

L’offre de transport va être transformée en services véhicules : les heures de sorties et de retours au dépôt des bus vont être calculées.

Le graphicage peut prendre forme : c’est une représentation graphique très précise de l’offre de transport. Il y aura à terme autant de graphiques que de périodes de circulation : période scolaire, été, vacances scolaires, samedi, dimanche et jours fériés…

L’habillage

Les graphiques sont ensuite « mis à plat », puis découpés et assemblés de façon à créer des services véhicules et des services conducteurs  : c’est que l’on appelle l’habillage.

Les services obtenus, d’une durée moyenne journalière de 7h14, peuvent être à durée continue, le matin ou l’après-midi, ou alors en deux fois.

Enfin, tous les services de l’offre à réaliser sont enchaînés et répartis entre les conducteurs en fonction des aspects réglementaires du Code du travail, de la convention collective, et des accords d’entreprise : c’est la construction du planning.

Le planning :

Des grilles de roulement  sont déterminées, et se décomposent :

  • en numéro de groupe (il y en a 168),
  • en semaine, du lundi au dimanche,
  • un conducteur est affecté à un numéro de groupe ; il faut un peu plus de 3 ans pour qu’un conducteur fasse le tour de l’ensemble des groupes. Par exemple le conducteur 1, en groupe 1 la première semaine, passera en groupe 2 la semaine suivante, et ainsi de suite…

C’est alors au service mouvement d’entrer en scène :

Patrick, Francis et Marc travaillent avec le planning au quotidien, afin de pallier les absences pour formation ou maladie, gérer les demandes et prises de congés payés, les demandes d’échanges, afin que l’ensemble des services soit couvert.

Le service mouvement est en lien permanent avec les conducteurs, c’est un lieu d’échange important et privilégié. Il détermine en outre le temps de travail annuel de chaque salarié, et veille à une répartition équilibrée de celui-ci.

En parallèle à l’Atelier :

Sous la direction de Colette, Jacques organise l’ensemble des métiers de l’atelier : de la mécanique aux pneumatiques, en passant par la carrosserie, l’électricité et le lavage. C’est un ensemble cohérent qui œuvre au soutien de la Production, et fait en sorte que cette dernière puisse avoir l’ensemble des véhicules nécessaires à la bonne organisation du réseau.

Pendant ce temps le service communication :

Anne-Laure intervient dans la mise en page des horaires lorsque l’habillage et le graphicage des lignes sont terminés.

Le service communication met en page l’ensemble des fiches horaires.

Grâce à un logiciel qui s’appelle «Lumiplan Heurès » Anne-Laure récupère l’ensemble des données précédemment travaillées par le service « Méthode ». Ce travail demande quelques jours, entre la mise en page et la relecture.

Enfin, ces documents sont envoyés à l’imprimerie qui les livrera dans un délai de 15 jours à 3 semaines.

Viennent ensuite les fiches horaires qui se trouvent aux poteaux.

700 points d’arrêts sont ainsi renseignés sur le territoire que la Régie gère pour le compte de la marque Yélo.

Les horaires sont changés deux fois dans l’année : le dernier week-end du mois de juin pour la mise en place des horaires d’été (juillet et aout) et le dernier week-end du mois d’août pour la mise en place des horaires d’hiver (de septembre à fin juin).

Dominique, qui est en charge de l’entretien du mobilier urbain du réseau, à la mission de s’assurer que tout est en place pour que nos clients puissent connaître les horaires et voyager sereinement.

Dans le même temps, les fiches horaires revenues de l’imprimerie sont disponibles à la Maison Yélo, et ont été diffusées dans les mairies et autres lieux de passages.

Les informations sont ensuite mises à jour sur le site Internet www.yélo-larochelle.fr